Le 1er novembre, je vote pour Montréal, je vote blanc.

Dans la situation actuelle, les élections municipales à Montréal n’ont plus aucun sens devant le ras-le-bol et le cynisme plus que justifiés des citoyens. Tenir ces élections serait tout simplement une mascarade de la  Démocratie.

 

La priorité est d’en finir. L’avenir et l’image de Montréal en dépendent.

 

Voter dans les circonstances n’est que vouloir faire perdurer une situation inacceptable,  catastrophique pour la Ville et mettre en place un maire qui ne sera pas en mesure d’en faire plus que l’actuel au milieu d’un conseil partagé, où il est facile de l’imaginer, triomphera la démagogie, la partisannerie, les coups bas et surtout l’inefficacité.

 

Croire sincèrement que parmi les candidats en lice, avec Nono Tremblay ou Sainte Nitouche Harel, c’est simplement décrire l’image qu’ils cherchent à projeter d’eux-mêmes, de toute évidence pour reprendre Michel David, Le Devoir 25 octobre, ils nous prennent pour des caves.

 

Croire sincèrement que face à l’actuelle situation dans les conditions qui prévalent, le prochain maire va rapidement et efficacement redresser la situation est tout simplement de l’aveuglement partisan ou de la naïveté charmante.

 

Gérer une Ville est une chose, gérer le merdier actuel dans le cadre actuel et s’en sortir en est une autre, une tâche presque impossible à mener

 

En fait, éviter une telle situation à un futur maire, n’est que lui rendre service.

Les candidats ne le diront pas mais ils seront les premiers à en être satisfaits

 

* Face à une situation aussi critique pour Montréal, le gouvernement devrait :

 

- suspendre les élections,

 

- mettre la Ville sous tutelle pour une période de 18 à 24 mois,

 

- nommer un administrateur temporaire, seconder d’une équipe, rapportant à un comité de ‘sages’ dont du succès où l’échec de leur mandat dépendra le maintien de leur réputation,

 

- et évidemment, mettre en place une commission d’enquête publique avec un mandat très large, secondé par un corps policier dédié qu’enfin le gouvernement vient de mettre en place mais uniquement sous la pression de l’opinion publique et des médias.

 

Pour un tel mandat, les noms ne manquent pas, en plus de gérer la Ville avec les mêmes pouvoirs que le maire et quelques pouvoirs spéciaux en plus, il devra :

 

-  revoir les structures aberrantes, lourdes, couteuses et inefficaces de la ville.

 

-  revoir toute la gouvernance de la Ville.

 

-  faire le ménage qui s’impose en collaboration avec la Justice et la Police qui devront y accorder une diligente priorité, à l’opposé de ce que l’on constate actuellement où en pratique, ce sont les médias qui font tout le travail. Ce qui est très bien, mais anormal.

 

Seconder par une équipe d’incorruptibles et supporter par un comité de sages non partisans, parce que ne devant rien à personne, n’ayant à plaire à personne et en poste uniquement pour le terme de ce mandat, les conditions pour réussir le redressement sont beaucoup plus favorables. A situation exceptionnelle, approche exceptionnelle.

 

Non seulement la Ville en sortira en bien meilleure position, mais fort probablement n’aura rarement été aussi bien gérée au quotidien, les employés de la ville en seront les premiers motivés. Les partis municipaux pendant cette période auront le temps de faire leur propre ménage et se renouveler.

 

Dans 18 ou 24 mois, nous revoterons et probablement avec une forte et fière participation.

 

 

* Bien entendu, le gouvernement  ne va rien faire, trop craintif d’ouvrir une boite de pandore se retournant contre lui-même. De plus, il n’a aucun mandat pour le faire.

 

C’est à nous Montréalais de le faire, c’est Notre Ville.

 

Voter dans les conditions actuelles, comme déjà mentionné, ce n’est que vouloir faire perdurer la situation et participer à une mascarade électorale.

 

S’abstenir de voter dans les conditions actuelles se comprend fort bien mais est inacceptable, c’est renoncer à la Démocratie, à notre droit le plus fondamental et tout aussi pire ne résoudra rien.

 

Il ne reste que voter blanc, ( déposer son bulletin sans le compléter) l’ultime et sublime manière de s’exprimer en Démocratie. Cela s’appelle de la résistance passive et c’est très efficace, il suffit d’être assez nombreux. Le citoyen refuse de se prononcer.

 

Avec un pourcentage de bulletins blancs supérieur ou simplement du même ordre que la moyenne des partis en lice, probablement autour de 30 % , bien en dessous du nombre de citoyens écœurés et qui veulent faire passer l’intérêt de leur Ville avant celle d’un parti, le gouvernement n’aura d’autre choix que d’agir, car il en aura l’impératif mandat.

 

Les médias ont fait un excellent travail pour faire connaître la situation actuelle mais ils doivent maintenant contribuer à ce que le ras le bol et le cynisme des citoyens ne se transforment en un record d’abstention mais en une force constructive pour redresser la situation.

 

 

* Votons blanc, refusons d’entrer dans leur jeu, montrons leur qui sont ‘les vrais caves’, affichons le à nos fenêtres, à la vitre de nos voitures, au revers de notre vêtement, couvrons en notre ville et allons voter massivement.

 

De notre écœurement et de notre déprime de la situation actuelle, faisons en un grand évènement médiatique et nous savons le faire, pour notre fierté mais surtout pour le redressement et l’image de notre Ville.

 

Le premier novembre, je vote pour Montréal : je vote blanc.